Douze mars

Il n’est pas rare qu’il manque à l’un ce que quelqu’un d’autre a en trop.
—José Hernandez

 Janet Woititz, thérapeute américaine, raconte qu’elle avait l’habitude de commencer ses ateliers pour adultes enfants d’alcooliques en ouvrant un sac à ordures vide au milieu du groupe et en demandant à chacun d’y déposer les traits de caractère dont il voulait se défaire. Quelqu’un y mettait-il la moitié de son sens démesuré des responsabilités qu’un autre demandait à le récupérer. Le désir de contrôler des uns faisait l’affaire des irresponsables et la loyauté exagérée des autres se voyait réclamée par ceux à qui elle faisait défaut. Après quelques minutes, il ne restait dans le sac que quelques traits de caractère dont personne ne voulait.
   Ensemble, nous possédons toutes les ressources nécessaires au développement d’identités saines dans un contexte de relations harmonieuses. Par contre, nous faisons également preuve d’une résistance considérable à partager, préférant nous agripper à des fragments de personnalité qui ne nous vont pas plutôt que de risquer de nous retrouver vides et nus. “Apprends-moi à me taire, je t’apprendrai à parler.” “Apprends-moi à jouer, je t’apprendrai à aimer la solitude.” “Apprends-moi qui tu es et je t’apprendrai qui je suis”.

Aujourd’hui, j’offre aux autres le meilleur de moi-même.

Résonance

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