Le déni et la distorsion de la réalité sont souvent cités comme étant deux piliers sur lesquels reposent les systèmes dysfonctionnels, qu’il s’agisse de familles ou d’organisations professionnelles, sociales ou religieuses.
“L’hippopotame dans le salon” est une image qui caricature la façon dont on minimise ou on nie l’existence même, au beau milieu de notre vie, de l’alcoolisme ou de tout autre comportement destructeur. Le toxicomane attribue ses déboires à tout sauf au comportement clé de son affliction, et ceux qui l’entourent oscillent entre le déni du problème véritable et son utilisation comme la source de tous leurs maux.
Le retour à la santé que constitue la fin de ces déformations de la réalité est long et pénible. Les tentations sont fréquentes de blâmer ce qu’on ne peut contrôler pour éviter la tâche ardue de changer ce qui relève de notre responsabilité.
En écoutant se raconter ceux et celles qui, comme nous, ont fait l’expérience du déni, nous pouvons commencer à remettre en question la perception déformée que nous avons de la réalité. C’est pour cela que le témoignage joue un rôle si important dans l’entraide. En entendant les autres raconter leur histoire, il est plus facile de reconnaître ce qui, dans notre propre histoire, nous touche de trop près pour que nous en ayons une image claire.
Résonance
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