Dans la prière dite « de la sérénité », nous demandons la sérénité d’accepter ce que nous ne pouvons changer. Beaucoup y voient avec scepticisme une allusion à un ingrédient magique qui les verrait accepter ce qui leur semble inacceptable. En fait, la sérénité n’est pas une cause, c’est un effet pour lequel il nous faut travailler. C’est le résultat inévitable qui se produit lorsque l’on accepte ce que l’on ne peut changer. Il est permis de douter que la sérénité soit possible si nous nions les limites de notre pouvoir, ce qui revient à dire qu’elle requiert l’acceptation de puissances supérieures à nous- mêmes : « que votre volonté soit faite » n’est pas une formule creuse ou facile. La sérénité est l’état d’âme qui accompagne la fin de nos conflits, en particulier notre refus d’accepter certains aspects du
passé. Elle est un bien-être merveilleux et sans cesse renouvelé qui dure tant que nous entretenons l’acceptation qui lui a donné naissance.
La sérénité se découvre progressivement. Les premières expériences que nous en avons passent parfois inaperçues, tant elle nous est étrangère. On n’est pas toujours à l’aise à un premier rendez-vous.
Au hasard de nos réflexions ou de nos discussions avec les autres, nous en venons à réaliser que « c’était sans doute cela, la sérénité. » Notre rétablissement prend alors une allure nouvelle : mûs que nous étions par une douleur intérieure, nous voilà animés par un calme appelé sérénité, mot dont les racines évoquent un ciel clair et pur.
Aujourd’hui, j’accepte ce que je ne peux changer.
Résonance
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