Le sentiment de devoir vivre sa vie dans une tanière est familier à ceux et celles dont l’environnement familial n’était pas favorable à l’expression spontanée. “Si seulement ils savaient” est l’épitaphe invisible gravée sur le sarcophage de glace où ils sont enfermés. Bien des cœurs tendres, des cœurs blessés et des mal-aimés traversent la vie sous des apparences de diversion.
Nous avons le choix de sortir de la clandestinité ou d’y rester. Pour en sortir, il nous faut à la fois l’aide et l’exemple de ceux qui ont fait ce choix avant nous. Leur aide nous est nécessaire pour vaincre notre peur. Leur exemple nous sert dans l’apprentissage d’une nouvelle façon d’être, basée sur l’honnêteté, le réalisme et la spontanéité. On ne sort pas sans sa fausse identité dans un monde que l’instinct de l’enfant en nous perçoit comme dangereux. La sécurité doit régner dans les lieux où l’enfant intérieur pointe le bout de sa frimousse. Il s’agit, pour beaucoup, d’une salle de réunions où nous revenons à intervalles réguliers rencontrer des visages d’amis. Méfiant, l’enfant que l’on retrouve nous raconte d’abord ses années d’exil et lorsqu’il est en confiance, il commence à grandir en notre compagnie.
Résonance
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