Deux novembre

Être libre, ce n’est point pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut.

— Jean-Paul Sartre

   Nous avons tendance à définir la liberté comme un mode de vie où nous aurions le pouvoir d’asservir les événements à notre bon vouloir comme les fées et magiciens de nos contes d’enfance pouvaient, d’un coup de baguette magique, réaliser tous les désirs de ceux qu’ils rencontraient. Certains de ces contes finissaient plutôt mal pour ceux qui avaient sous-estimé les conséquences de ce qu’ils avaient demandé. Sous l’emprise des comportements compulsifs, nous ressemblons à ces imprudents qui veulent changer la réalité avant même de l’avoir regardée en face.

   La sagesse des Douze Étapes est basée sur un réalisme radical. Elle nous invite à reconnaître d’abord nos limites et à inventorier les traits de notre personnalité. Le changement ne vient qu’ensuite. Il est subordonné aux limites du possible et non aux caprices d’une volonté délirante. La réalité de la condition humaine en nous et chez les autres ne se découvre pas dans l’isolement. Un des rôles essentiels joués par le cercle de l’entraide est de fournir une base réaliste à la découverte de soi. Notre rétablissement voit nos désirs s’aligner sur nos besoins. “Ne demandez pas que votre volonté soit faite”, dit la boutade, “vos prières pourraient être exaucées!”

Aujourd’hui, je peux, donc je veux.

Résonance

Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.

Afin de préserver un espace de partage simple et respectueux, la longueur des messages est limitée à 1500 caractères, espaces comprises. Les liens URL n’y sont pas permis. Merci de rester dans l’esprit de la pensée du jour.
0 / 1500 caractères (espaces comprises)
Scroll to Top