Nous recherchons parfois dans notre passé des indices qui pourraient nous aider à mieux nous connaître. Cette phase souvent pénible de notre rétablissement doit être abordée de façon respectueuse et non comme une chasse aux sorcières qui fournirait des boucs émissaires à nos frustrations actuelles. Rappelons-nous que c’est à la recherche de nous-mêmes que nous nous lançons. Ce qui peut nous paraître un labyrinthe d’influences, de messages contradictoires et de réactions incohérentes, s’éclaire souvent si nous prenons le temps de le décrire dans nos cahiers intimes et d’examiner les images que cela nous inspire. Plus que les faits, l’important est de prendre conscience de ce que nous avons emporté avec nous et du résultat d’avoir grandi dans l’environnement où nous avons grandi. Car ce résultat, c’est nous.
Ce que nous découvrons dans notre passé ressemble peut-être à un de ces oignons rugueux, secs et poussiéreux que nous plantons en automne. Le scalpel du plus habile chirurgien ne saurait y trouver ni coupe de tulipe, ni parfum de jacinthe, ni cornet d’amaryllis. Pourtant, si nous lui procurons un sol et un climat favorables et si nous avons la patience de laisser la croissance suivre son cours, nous nous émerveillerons, le temps venu, d’en voir sortir la première pointe verte et la tige ferme dont la vigueur nous étonnera. Un beau matin, c’est une fleur grande ouverte qui nous dira bonjour. De la racine à la fleur, tel est le voyage de notre rétablissement. La suite n’est que rythmes et saisons.
Résonance
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