“Impuissant, moi? Plus jamais!”… telle est la devise de bien des adultes ayant grandi dans le chaos affectif d’une enfance passée en milieu répressif. Confondant souvent impuissance et faiblesse, nous consacrons toute notre ingéniosité à ne plus nous retrouver à la merci de l’incontrôlable. Une compulsion, quelle qu’elle soit, peut se définir comme une tentative automatique de garder un certain contrôle. Le déni est une forme de contrôle qui, dans sa simplicité, frise le génie. Le problème survient lorsque nos tentatives de contrôle deviennent elles-mêmes incontrôlables et nous conduisent au chaos. C’est donc avec difficulté que nous abordons l’aveu d’impuissance d’une première Étape qui affirme que la libération de nos compulsions passe par l’abandon de la volonté illusoire de les contrôler.
La première Étape est, à bien des égards, notre premier face à face avec une puissance supérieure : celle de nos comportements compulsifs. Il est essentiel que nous soyons confrontés à la notion de puissance supérieure, car l’ego qui n’a pas admis ses limites n’a aucune place pour la puissance réparatrice qui lui est disponible dans l’entraide. Beaucoup n’en trouvent jamais le chemin et périssent des conséquences de leurs compulsions; d’autres, plus fortunés, doivent lâcher prise en proie à la douleur du bas-fond. Après l’admission d’impuissance de la première Étape, ils acceptent plus facilement la main tendue des deuxième et troisième Étapes.
Aujourd’hui, j’admets mon impuissance et je lâche prise.
Résonance
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