La onzième Étape affirme l’importance de la spiritualité dans notre rétablissement. Elle n’est pas aussi séquentielle que les autres en ce sens qu’elle nous présente les outils dont nous apprenons à nous servir pour aborder toutes les Étapes qui la précèdent. Certains des mots de la onzième Étape nous sautent peut-être encore au visage : la prière, Dieu, Sa volonté… serions-nous en face d’une religion traditionnelle qui ne veut pas dire son nom ?
L’indice que ce n’est pas le cas est souligné ou écrit en italique, comme dans le texte de la troisième Étape : tel que nous Le concevions. S’il est une formule qui va à l’encontre du dogme, c’est bien celle-là. Le dogme dirait plutôt : “Dieu, tel que défini au chapitre 1.”
Si la réunification qui résulte de la sagesse des Douze Étapes doit être comparée à une religion au sens du latin “relegere”, c’est-à-dire “rassembler”, c’est à une religion sans la rigidité du dogme, sans hiérarchie et dont les temples sont sans murs. Les mots “prière” et “précaire” ont la même racine latine “precare”. Prier est un acte étroitement associé à la prise de conscience de notre situation précaire. En priant, nous exprimons notre confiance dans la Vie au-delà des circonstances précaires où nous nous trouvons en nous “re-cueillant”, c’est-à-dire en nous rassemblant à la Source. Par la méditation, nous faisons taire le tumulte qui brouille la clarté intérieure et nous écoutons, nous laissant vibrer en harmonie avec le monde invisible. Nous cherchons l’axe principal du courant dans le lit de la rivière où glisse l’embarcation de notre destin.
Résonance
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