Qui d’entre nous, perdu sans carte au
beau milieu d’une grande ville ou à un carrefour de campagne, n’a demandé de l’aide à un passant? Au début de notre grande randonnée sur terre, nous avons appris un
certain nombre de techniques de survie
comme marcher, parler, nous vêtir, manger,
lire, écrire et compter. Quelques années plus
tard, nous constatons cependant que certains
éléments font défaut dans notre trousse de
voyage et que, sans eux, il est difficile de connaître la sérénité. À certains il manque de savoir faire confiance, à d’autres, d’exprimer leurs émotions, d’autres encore ne savent pas
communiquer ou s’affirmer de façon spontanée et l’information rudimentaire qu’on leur a
donnée à ce sujet s’avère insuffisante. Qui
plus est, le paysage social où nous évoluons
aujourd’hui est différent de celui pour lequel
on nous avait préparés. Nous n’avons que des
bribes de réponses lorsque nous cherchons à
définir ce qu’est un homme, une femme, un
père, une mère, un conjoint, un ami, un
voisin.
Heureusement, nous ne sommes pas les
seuls, sur le chemin de la vie, à nous poser ces
questions. Le parrainage qui nous est offert
dans la fraternité de notre programme n’est
rien d’autre que l’expérience du voyageur
nous ayant devancés sur l’itinéraire de
l’entraide. Sachons puiser chez ces aînés
l’inspiration et l’information dont nous avons
besoin pour parcourir le chemin spirituel des Douze Étapes. “S’il vous plaît, pourriez-vous
m’indiquer le chemin du phare de la sérénité?”
“Faites le plein à la troisième Étape,
vous vous identifierez à la barrière de la
cinquième et laisserez vos bagages à la neuvième. Les derniers jalons se font à pied. Bon voyage!”