Un des facteurs qui favorisent le plus la codépendance est la peur de l’abandon. La pratique de l’honnêteté rigoureuse qui caractérise notre rétablissement exige que cette peur soit clairement déclarée et que des mesures pratiques soient mises en place pour en tenir compte. Nos relations intimes doivent en effet inspirer la sécurité au même titre que les relations que nous cultivons dans l’entraide. Le simple fait d’admettre l’existence de la peur de l’abandon est déjà un grand pas vers la sécurité. Il n’y a donc rien d’exagéré, pendant que nous travaillons à résoudre nos peurs, à demander à notre partenaire de bien vouloir y être sensible en se faisant plus explicite et rassurant et en réaffirmant sa présence à nos côtés. Nous avons aussi la responsabilité d’être nous-mêmes
vraiment présents à l’intérieur de nos relations. La peur de l’abandon est déjà en soi presque un départ. Nous sommes donc dans la position délicate de demander à l’autre de ne pas nous faire ce que nous lui avons déjà partiellement fait.
L’auteur américain Ernie Larsen décrit ainsi les trois attitudes possibles face à nos relations: nous pouvons être présents, absents, ou indécis. L’indécision doit être assortie d’un échéancier précis afin de ne pas être confondue avec l’absence chronique de prise de responsabilité. L’indécision doit servir d’incitation à rechercher la clarté et non à essayer de contrôler ce qui échappe à notre pouvoir et ne relève pas de notre responsabilité. La clarté vient souvent en dissipant en nous certaines zones d’ombre.
Résonance
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