Six mai

L’autre ne doit pas être le seul objet d’amour dans une relation durable. Il faut aussi chérir sa propre solitude.

— June Singer

  La langue française a plusieurs adjectifs pour exprimer l’état de solitude: seul, solitaire, esseulé, isolé, séparé. Ils peuvent décrire tout autant un état physique que la souffrance morale qui peut l’accompagner. La différence est généralement marquée par le verbe. On ne se “sent” pas forcément seul quand on “est” seul. Nous combattons le sentiment de solitude par un véritable arsenal de comportements de diversion: radio, télévision, activités
fébriles, obsessions et activités compulsives de tout ordre. Nous vivons dans une telle culture du bruit que le silence des bois nous semble, de prime abord, oppressant.
   La difficulté que nous avons à être seuls témoigne de l’état de la relation que nous avons avec nous-mêmes. Aimer une certaine solitude est une preuve d’amitié envers soimême. La solitude est nécessaire à l’entretien de notre jardin intérieur tout comme certaines fonctions d’entretien corporel la requièrent également. C’est ce type de solitude qu’il nous faut cultiver et aimer.
Nos relations intimes ne peuvent se développer que sur la base d’une saine intimité avec nous-mêmes. June Singer dit encore: “…en chérissant la solitude… nous nous préparons au Jour du Jugement, métaphore pour tous les jours où nous examinons si nous avons bien suivi le chemin qui nous est propre.”

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec moi- même dans la solitude.

Résonance

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