Nous avons souvent tendance à penser que la vie serait beaucoup plus facile si les autres se ralliaient à notre façon de voir les choses. Certains d’entre nous en sommes même arrivés à nous convaincre que bien des pays seraient merveilleux s’ils n’étaient occupés par leurs habitants. Il en va de même de notre famille où si tel parent ou conjoint n’avait tel ou tel défaut de caractère, la vie serait tellement plus facile. Cette façon de penser est particulièrement néfaste car elle mobilise de façon stérile une énergie considérable qui, de ce fait, cesse d’être disponible pour l’amélioration et l’épanouissement de notre propre vie.
L’espérance légitime d’une vie meilleure et le constat de limites chez les autres ne doivent pas dégénérer en incapacité d’apprécier les aspects gratifiants de la réalité qui s’offre à nous. Ils ne doivent pas non plus nous priver de recourir à la grande variété des choix qui affirment notre plein potentiel.
Les pièges de la critique et du ressentiment nous immobilisent dans le passé. Notre rétablissement est une période de transition qui requiert un apport important d’énergie afin de briser le cercle vicieux des vieilles habitudes. L’acceptation des autres dans le climat régénérant de l’entraide nous fournit un tel supplément de ressources et rend possible la transformation individuelle de chacun, contribution irremplaçable à l’amélioration du tout. Lorsque chacun balaie devant sa porte, c’est le monde entier qui s’embellit.
Résonance
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