Treize mai

Partir, c’est mourir un peu.

Proverbe

   Les départs et les séparations sont des expériences difficiles, car les émotions qui les accompagnent sont des sentiments de tristesse et de deuil, ainsi que la peur de l’inconnu qui suivra. Lorsque la peur nous empêche de partir, nous n’arrivons jamais à destination.
Pour être pleinement vécu, chaque jour ne doit être abordé qu’après un départ véritable du jour qui l’a précédé. Nous ne sommes totalement ouverts aux possibilités d’aujourd’hui que lorsque nous avons pris congé d’hier. Cela n’exclut nullement que nous gardions en mémoire le souvenir de nos expériences passées. L’essentiel est que la mémoire que nous en avons ne fasse pas obstacle à notre capacité d’ouverture à l’expérience d’aujourd’hui. Les voyageurs chevronnés n’ont jamais beaucoup de bagages et pourtant, leurs récits n’en sont pas moins riches et fascinants.

    Lorsque nous mettons en pratique la sagesse des Douze Étapes pour faire l’inventaire de notre passé et actualiser notre vie, nous sommes fidèles à la relation étroite qui lie notre aptitude au départ et notre disponibilité au présent. On dit qu’apprendre à mourir est la meilleure façon d’apprendre à vivre. En acceptant les départs, nous apprenons à mourir un peu afin de vivre beaucoup.

Aujourd’hui, je m’assure d’avoir pris congé d’hier.

Résonance

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