Toutes les sciences de l’homme sont vouées à mesurer et à décrire ce qui est accessible à l’observation directe ou indirecte. En sciences physiques, on parle « d’estimateur » de la réalité plutôt que de mesure exacte, sachant que l’instrument de mesure est d’une précision finie, que le phénomène est souvent lui-même en évolution et que le simple fait de l’observer interfère avec la réalité.
Dans le domaine des sciences humaines, l’impossibilité de cerner et de définir avec précision le réel est encore plus évidente. Qu’il s’agisse de psychologie ou de philosophie, les théories et modèles de l’existence humaine sont voués à une imprécision qui les fait souvent paraître contradictoires. Cette difficulté de compréhension de l’aventure humaine est parfois utilisée pour prôner le nihilisme en rejetant toute hiérarchie de valeurs et toute morale.
La sagesse des Douze Étapes suggère que nous développions l’acceptation plutôt que la compréhension et que la véritable connaissance commence par la connaissance de soi. De l’acceptation découle une expansion de la liberté individuelle et de l’exercice de cette liberté découle un approfondissement de l’expérience. C’est en acceptant de façon inconditionnelle l’existence du soleil que le jardinier sème, même les jours de pluie. Bien des aspects de notre réalité ne s’expriment ni en mots ni en images et sont imperceptibles à nos sens physiques. En mettant en pratique l’inconditionnalité dans nos rapports avec les autres, nous nous libérons du déterminisme étroit de l’action et de la réaction et nous accédons à la sérénité, état qui correspond à l’expérience inconditionnelle de la Vie.
Résonance
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