Chaque bulletin de nouvelles nous apporte sa part de drame et de souffrance. Pourquoi une Puissance Supérieure créatrice de l’univers où nous évoluons aurait-elle recours à la souffrance dans son œuvre ? La souffrance est-elle le symptôme d’un farouche combat que se livreraient au-dessus de nos têtes les forces du bien et celles du mal ? En posant ces questions, nous avons ou bien la prétention de croire que nous sommes capables d’y répondre, ou bien l’incohérence de les poser tout en sachant que nous ne le sommes pas. Reste la possibilité que nous en attendions la réponse d’ailleurs.
Notre programme de rétablissement commence par une admission d’impuissance devant des problèmes d’une envergure infiniment moindre que la compréhension de la souffrance dans le monde. Si nous acceptons vraiment cette impuissance, combien plus impuissants sommes-nous à comprendre le sens de la souffrance. En redirigeant l’énergie dissipée dans des questions inutiles ou dans une révolte stérile vers l’acceptation de ce que nous ne pouvons changer et le changement de ce qui est à notre portée, nous accédons à un pouvoir qui nous avait jusque-là échappé : celui de faire des choix face à la réalité acceptée. La lutte pour la justice fait partie des combats à notre portée si nous savons la mener en étant fidèles à nous-mêmes. Quant à la souffrance que nous ne pouvons ni comprendre ni changer, nous avons l’option d’en nourrir notre spiritualité. Les aliments les plus riches ne sont pas toujours les plus délectables.
Aujourd’hui, je n’explique pas la souffrance, je la vis.
Résonance
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