Certains d’entre nous ont à leur actif des années d’individualisme acharné. Solitaires par nécessité plus que par choix, leur solitude était souvent très lourde à assumer et ils tentaient de l’exorciser en ressassant leur animosité et leurs fantasmes. D’autres, au contraire, avaient opté pour la solidarité, membres actifs de leur communauté, militants, représentants et délégués, ils arboraient des personnalités passe-partout. Leurs proches connaissaient mieux les causes auxquelles ils se dévouaient que leur couleur préférée ou leur poème favori. La sérénité se trouve tout autant dans la solitude que dans la solidarité si l’on n’opte pas pour l’une ou l’autre afin de s’évader de soi.
Notre rétablissement consiste à découvrir une complémentarité là où nous ne percevions qu’une incompatibilité. Tradition de solidarité par excellence, la première Tradition nous invite à voir l’unité du groupe comme une garantie de progrès personnel, elle explique le “Nous” de la première Étape. Étape de solitude par excellence, la quatrième Étape nous invite à procéder à un examen minutieux de notre personnalité. Si “solitaire OU solidaire” était notre question, “solitaire ET solidaire” en est la réponse. La sérénité survient chaque fois que nous parvenons à une articulation harmonieuse des forces qui semblent s’opposer dans notre vie.
Résonance
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