La protection de l’environnement est devenue un sujet de préoccupation majeur depuis que l’homme a commencé à comprendre les conséquences écologiques désastreuses de certaines de ses activités : pollution de l’air, des eaux et des sols, effet de serre, extinction d’espèces de la flore et de la faune, diminution de la couche d’ozone. Rares sont les coins de notre planète où la présence de l’homme ne se traduise par des effets indésirables. La prise de conscience du “village global” est devenue plus réelle encore depuis que l’homme a vu, pour la première fois, la photographie de sa planète bleue vue de l’espace.
Il est toutefois un paysage invisible, surtout de l’espace, et que l’homme commence seulement à redécouvrir : c’est celui de son univers intérieur. Le “bien-être”, la “sérénité”, l’”état de grâce”, la “santé globale”, dont nous parlent certains philosophes, font l’objet de la recherche de toute une génération pour qui l’exploration de l’infiniment grand et de l’infiniment petit ou celle du Far-West, a quelque peu perdu le pouvoir hypnotisant qu’elle avait sur ses aînés. Une “écologie de l’esprit” est en train de voir le jour. Des mouvements inspirés des Alcooliques Anonymes servent d’incubateurs à des millions d’êtres humains adeptes de cette nouvelle écologie. Les enfants de familles dysfonctionnelles apprennent à dépolluer les plages de leur enfance. Le monde des psychanalystes fait place à celui des paysagistes de l’âme et l’arbre de l’ego cache de moins en moins la forêt ou le jardin originel du Moi profond. Des groupes d’entraide se réunissent probablement à deux pas de chez nous et leur premier cadeau est de nous laisser la liberté de faire le premier pas.
Aujourd’hui, je fais quelques pas dans mon jardin intérieur.
Résonance
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