Lorsque les frontières de notre personnalité sont floues, nous avons tendance à imaginer que la fusion complète avec un partenaire résoudra notre besoin d’appartenance et assurera l’indépendance totale que nous souhaitons par rapport aux autres. Cela équivaut à essayer d’éviter toute responsabilité, en particulier celle qui se rattache à la confiance. Nos préjugés en la matière proviennent davantage des circonstances où notre confiance a été source de blessure que d’un vice inhérent à la confiance elle-même. Connaissant le poids accablant de l’isolement qui accompagne le refus de la confiance, nous avons entrepris de réexaminer cet aspect de nos relations.
Faire confiance est un acte de foi en quelque chose ou quelqu’un. Nos relations impliquent diverses interactions où entrent en jeu des attentes plus ou moins bien définies. La confiance implique aussi la croyance que l’autre sera fidèle à ses engagements. Une source fréquente de malentendus est l’ignorance par une des parties d’engagements qui étaient implicites ou évidents pour l’autre. Une première précaution est donc de clarifier nos attentes et de ne pas supposer que ce qui est évident pour nous l’est pour les autres. Une seconde est de nous assurer qu’en faisant confiance, nous ne mettons pas en cause notre faculté de faire confiance aux autres. C’est un geste d’autodestruction et d’abus que de remettre à un autre les clés de notre capacité d’épanouissement et cette responsabilité à elle seule distingue l’enfant de l’adulte. La confiance se cultive en apprenant à se connaître soi-même et à admettre ses limites. On vérifie généralement la profondeur d’un cours d’eau un pied à la fois avant de le traverser.
Aujourd’hui, j’exprime ma confiance avec clarté.
Résonance
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