C’est à double titre que nous nous parcourons en suivant un programme de rétablissement. Le premier parcours est un voyage à rebours, car nous devons régler des affaires en suspens. Revenant sur nos pas, nous établissons un bilan de ce qui s’est vraiment produit dans notre passé. La règle du silence n’ayant plus cours, nous pouvons appeler les choses par leur nom.
Santé oblige, les hippopotames que chacun prétendait ne pas remarquer sur le divan du salon prennent des noms. Alcoolisme, toxicomanie, névrose, boulimie, anorexie, travail compulsif, abus sexuels, manipulations et abus de tous genres sortent du brouillard des ans et reconnaître ces comportements pour ce qu’ils étaient vraiment est une assurance que ce parcours de nous-mêmes n’a d’autre objectif que de nous conduire au point de départ de notre croissance.
Commence alors le “chemin le moins fréquenté”, celui de notre liberté, celui de l’homme qui n’a plus peur d’exister. Chaque jour y est l’occasion de participer à la réalisation d’un motif unique. Ce parcours est notre destin, portion de vie qui porte notre nom et n’est identique à aucune autre. C’est notre propre aventure.
Aujourd’hui, mon chemin n’est peut-être pas très fréquenté, mais c’est le mien.
Résonance
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