L’idée maîtresse de cette Tradition fait écho au principe d’objectif unique affirmé dans les Traditions cinq et six et introduit déjà une sorte d’anonymat collectif qui sera expliqué en détail dans les Traditions onze et douze. Toute cause, aussi noble soit-elle, ne saurait que diluer notre objectif spécifique de parvenir, par l’entraide, à redevenir des êtres entiers. Rien ne nous empêche, individuellement, d’œuvrer à l’avancement des causes qui nous sont chères pourvu que nous le fassions en tant qu’individus et non en tant que membres. Les dommages qui pourraient résulter de l’usage inopportun du nom de notre fraternité sont trop considérables pour qu’aucun d’entre nous, aussi sage soit-il, ait le droit de nous impliquer collectivement dans quelque cause que ce soit. Cette précaution est tellement importante que même lorsque nous prenons la parole à l’intérieur d’un groupe, nous le faisons en notre nom et nos opinions n’engagent pas la fraternité.
Lorsque nous franchissons les portes de notre réunion d’entraide, nous laissons au vestiaire tout débat relatif à la société où nous vivons et n’entrons qu’avec les débats intérieurs de notre égocentrisme et les aspirations de notre cœur à la liberté. En repartant, nous laissons en arrière notre statut de membre de la fraternité, pour n’en emporter que la sagesse que nous y avons intériorisée. Nous la mettons alors en pratique dans tous les domaines de notre vie.
Résonance
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