Nos départs sont souvent motivés par la fuite ou par la recherche. Nous fuyons ce que nous ne pouvons accepter et nous partons à la recherche de ce dont nous pensons avoir besoin. Malheureusement, nous laissons, dans bien des cas, une part importante de nous-mêmes en arrière. C’est particulièrement vrai dans le cadre de nos relations de couple. La menace de départ est fréquemment utilisée comme moyen de pression dans les relations codépendantes, confirmant en cela que c’est la peur qui constitue le ciment principal de telles relations. Il est également fréquent de voir l’un ou l’autre des partenaires ne quitter la relation que lorsqu’il pense avoir trouvé ailleurs de quoi combler le vide qu’il ressent.
Les seuls départs que nous devrions effectuer sont ceux où c’est nous qui restons et le destin qui suit son cours. Leur mobile est la fidélité à soi-même. Nos voyages ne sont que des excursions hors de nous-mêmes tant qu’ils nous servent à fuir ce qui, en nous, est inconfortable et à rechercher une identité de rechange. Tôt ou tard se pose la question du retour. Plus nous nous sommes éloignés de notre centre, plus il est difficile de le trouver. Plus nous passons de temps à fuir la vie, moins il nous en reste pour vivre.
Résonance
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