Il y a liberté là où il y a choix. L’acceptation de notre solitude est un premier choix qui sert de porte d’entrée à beaucoup d’autres. Une fois notre solitude assumée, il n’y a de liberté que dans la relation. Du centre de notre solitude s’ouvre, en effet, une variété infinie de choix dans nos relations avec les autres et avec l’univers dont nous faisons partie. Une telle liberté est fort difficile à assumer. Dans les diverses relations dont je fais partie, quelle sorte de partenaire suis-je? Quelle sorte de parent? Quelle sorte de voisin? Quelle sorte d’employé? Quelle sorte de patron? Quelle sorte de citoyen? Dans le métro, l’autobus, l’ascenseur, quelle sorte de passager? Dans ma voiture, quelle sorte de conducteur? Pour un visiteur qui viendrait de l’espace, quelle sorte d’occupant de ma planète?
Indéniablement, si certaines des réponses à ces questions ne nous satisfont pas, c’est à nous d’entreprendre de changer ce qui relève de notre responsabilité et de notre liberté. La relation d’entraide est un véritable laboratoire humain où nous pouvons à loisir explorer de nouvelles façons d’interagir les uns avec les autres. Certains y découvrent avec stupéfaction l’ampleur des illusions et préjugés qu’ils entretenaient au sujet des autres et, par conséquent, à leur propre sujet. Il n’est pas rare que notre attitude par rapport aux hommes ou aux femmes soit dictée par le seul modèle de nos parents ou d’adultes ayant marqué notre enfance. Ces préjugés nous privent de la véritable richesse de relations libres. L’équilibre entre la solitude et la fraternité se révèle à nous dans l’entraide.
Résonance
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