Quinze avril

Nous connaîtrons la paix.

—  Anonyme

   On compare souvent la famille affectée par la toxicomanie à un champ de bataille. C’est là que l’enfant acquiert les bases de ce qui constituera plus tard ses aptitudes à entrer en relation avec les autres. Il y fait littéralement ses premières armes. Adulte, il continue à affectionner les champs de bataille car il y est habitué. Notre programme spirituel nous promet la paix. Pour en arriver là, nous avons besoin de partenaires dans la paix comme nous avions besoin d’antagonistes pour nos conflits. Notre mouvement d’entraide s’inspire d’une charte des droits de la personne codifiée en Douze Étapes et d’un traité de paix énoncé en Douze Traditions. Il constitue un terrain privilégié pour qui est prêt à déposer les armes. Rendre les armes est une longue démarche qui commence par une capitulation courageuse devant le prix de la guerre ou devant les charmes de la paix.
Nos défauts de caractère sont autant de mines qu’il nous reste à désamorcer. Certains, évidents, sont rapidement neutralisés; d’autres, plus sournois, requièrent effort, courage et patience. Ces qualités étaient celles qu’on exigeait autrefois d’un chevalier qui partait en guerre. Aujourd’hui, nous les mettons au service de la paix.
Aujourd’hui, je crois à la paix.

Résonance

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