Quinze juin

Le sentiment de n’être bons à rien et l’apitoiement sur soi nous quitteront.

Anonyme

   Le cercle vicieux de l’autodépréciation est en tout point semblable au cliché de l’alcoolique qui boit pour oublier qu’il a honte, et qui a honte parce qu’il boit. On sait malheureusement trop bien où conduit la logique d’un tel cercle et la futilité d’attendre de n’avoir plus honte pour cesser de boire. Cesser de jeter de l’huile sur le feu n’arrête peut-être pas les incendies, mais cela en rend sûrement l’extinction plus facile.

   Notre seul recours contre l’autodépréciation et l’apitoiement sur soi est de poser des gestes différents de ceux qui nous y ont conduits et nous y maintiennent. Sommes-nous des habitués de l’isolement, essayons l’appartenance. Sommes-nous accoutumés au feu de l’action, essayons le calme et l’inaction. Sommes-nous égoïstes, essayons le service. Sommes-nous trop complaisants, essayons ce qui nous semble égoïste. Un cercle vicieux ne résiste pas aux ciseaux de l’innovation. Le sentiment de n’être bon à rien s’estompe lorsqu’on commence à agir comme si on valait quelque chose. Avec lui disparaît l’habitude de crier « au feu » les allumettes à la main.

Aujourd’hui, je pose des gestes concrets et innovateurs.

Résonance

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