On dit parfois que “l’habitude est une seconde nature” pour exprimer une déception devant un comportement que l’on avait cru à jamais banni chez les autres ou pour excuser nos propres défauts. On peut aussi y voir, à l’inverse, une formule de nature à encourager quiconque veut changer: changez vos habitudes et vous aurez changé de nature. Le changement auquel se livrent ceux et celles qui ont entrepris de se rétablir des conséquences de leurs comportements dysfonctionnels commence par un changement d’habitudes. On dit aussi que “c’est en forgeant qu’on devient forgeron”; autrement dit, il faut poser les actes concrets de la personne que l’on veut devenir pour devenir ce type de personne. C’est par l’action que l’on accède à un nouveau type de pensée et non par la pensée que l’on accède à un nouveau type d’action.
L’action la plus difficile à poser est celle de ne pas réagir. Le changement de nos habitudes s’effectue par immersion dans un milieu où la pratique du détachement est la règle. Nous y faisons ensemble l’effort conscient de mettre fin à l’esclavage de nos compulsions. Ensemble, nous faisons face aux émotions qui font surface dès que cessent les habitudes qui les retenaient en nous comme dans un réservoir sous pression. Ensemble, nous découvrons qu’après le changement de nos habitudes commence la croissance dans le plein exercice de notre liberté.
Résonance
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