Dix-huit juin

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on Est plus de quatre on n’est qu’une bande de cons.

Georges Brassens

        Ayant très tôt identifié « les autres » comme une source de déception et de trahison, plusieurs d’entre nous voient dans l’individualisme leur planche de salut. Peut-être sommes-nous seuls, mais au moins nous sommes en sécurité. Les groupes ? Non, merci ! Une variante de ce scénario consiste à utiliser les groupes pour s’y fondre et s’y cacher afin d’éviter la solitude et d’esquiver sa propre responsabilité. Que les contours de notre personnalité se dissolvent dès que nous entrons en relation avec les autres, ou que nous ne sachions exister sans la valorisation que semblent nous apporter les relations codépendantes, nous sommes aux prises avec deux variantes d’un même problème d’identité mal définie.

   Nous faisons partie, que cela nous plaise ou non, d’une famille, d’un quartier, d’une ville, d’un village, d’une région, d’un pays, d’une planète. Nier cette appartenance serait non seulement nier la réalité, mais aussi réprimer un besoin fondamental d’appartenance. Il n’est pas nécessaire d’être militant pour être membre de l’humanité. Il suffit d’abaisser les murs qui nous séparent des autres.   La meilleure façon de contribuer à la collectivité est de s’assurer d’en être des membres sains sur tous les plans. Inversement, le développement de relations saines constitue un pas important vers la santé individuelle. Loin d’embrouiller les contours de notre identité, l’appartenance les renforce.

Aujourd’hui, j’affirme mon appartenance.

Résonance

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