Selon le psychologue américain William Glasser, les besoins fondamentaux de l’individu sont les besoins de survie, de puissance, d’appartenance, de liberté et de plaisir. Les carences et les conflits dont nous souffrons sont liés à la satisfaction de ces besoins. Nos problèmes viennent autant de ce que nous méconnaissons nos besoins véritables que des compromis malheureux que nous faisons au détriment des uns pour satisfaire les autres. Certains d’entre nous favorisent le besoin de puissance au détriment de ceux d’appartenance, de liberté et de plaisir. Chez d’autres, liberté et plaisir ont tellement été réprimés qu’ils priment sur l’appartenance. Les tensions engendrées par la façon dont nous gérons nos besoins fondamentaux nous conduisent parfois à la crise.
La relation d’entraide est compatible avec cette façon de décrire nos besoins fondamentaux. Elle permet en effet de se prendre en main, d’acquérir un sentiment d’appartenance, d’accéder au libre choix en dépassant la peur, et débouche sur la joie du rétablissement. Par contre, tout aussi élégantes et utiles qu’elles soient, les théories mécanistes de la personnalité humaine ne tiennent pas compte de tout ce qui, dans nos interactions, peut transcender l’ego. La relation d’entraide sert de véhicule à une énergie supérieure à celle de ses membres et qui les rehausse. C’est ce rehaussement qui nous transforme lorsque nous posons les gestes de l’entraide avec le seul désir de changer. La qualité de nos relations est ce qui subsiste quand tout le reste est consumé.
Résonance
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