Nous passons une partie considérable de notre existence à apprendre. Nous avons appris à marcher, à parler, à lire, à écrire, à compter, à rouler à bicyclette, à reconnaître les animaux, les plantes, les minéraux. Certains ont poursuivi l’apprentissage dans les livres et maîtrisent des disciplines très spécialisées. Pourtant, sur le plan intérieur, la sérénité et la créativité requièrent plus d’oubli que d’apprentissage. On a souvent comparé cette variété d’oubli à un désapprentissage qui nous permet d’observer la vie avec des yeux neufs, sans les filtres des cultures et des tendances. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne nos relations avec ceux qui sont en position d’autorité, surtout lorsque nous associons autorité et impuissance. Nos relations avec les autres sont ainsi affectées par nos préjugés et l’essentiel de notre énergie est employé à éviter les pièges appréhendés plutôt qu’à communiquer vraiment.
Les enfants sont des maîtres auxquels un désapprentissage nous fera ressembler. Leur esprit n’est pas encore encombré de tous les jugements qui empêchent les adultes de voir et d’entendre. En contrepartie, ils sont vulnérables à la manipulation du fait de leur expérience restreinte. Nous devons donc nous assurer que l’environnement où nous libérons l’enfant intérieur en soit un d’où la manipulation soit bannie. La créativité est l’exhalation qui suit l’inspiration du souffle de l’esprit. Chez les grands créateurs, la respiration spirituelle est facilitée par le fait qu’ils maîtrisent leur technique d’expression. Nous n’avons cependant à être ni des Picasso ni des Mozart pour puiser, à notre façon, dans le réservoir infini de la créativité. Il nous faut seulement savoir nous « libérer du connu ».
Résonance
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Éric
Stop alcool