Si nous avons tendance à être passifs, notre paralysie devant les choix qui s’offrent à nous s’applique autant au niveau professionnel que sur le plan personnel. Par contre, certains manifestent un dynamisme exceptionnel au niveau de leur profession et une grande passivité dès qu’il s’agit de leur vie privée. En fait, ils justifient souvent cette dernière par le fait qu’ils n’ont tout simplement pas le temps.
Au-delà de la satisfaction de nos besoins économiques de base, lorsque nous donnons priorité aux projets dont nous retirons une approbation des autres sur ceux dont nous retirerions une satisfaction personnelle, nous affirmons qu’il est plus important de plaire aux autres qu’à soi-même. Cette façon de penser équivaut à se définir par ce qu’on fait plutôt que par ce qu’on est et dénote souvent un manque d’estime de soi. Pour vérifier si c’est le cas, demandons-nous si nous finissons la lecture de nos livres favoris, et si nous donnons à notre développement personnel physique, mental et spirituel la priorité qui devrait lui revenir. Lorsque notre vie sera finie, où en sera notre projet de vivre pleinement?
Notre rétablissement est une restauration de priorités et un apprentissage de l’art de vivre. Nous réactivons en nous l’aptitude extraordinaire que nous avons de modeler notre destin à des fins d’épanouissement. Nous sélectionnons avec soin les modèles qui nous servent de points de repère et nous adoptons une discipline consciencieuse qui favorise l’éveil spirituel. La grandiosité ou le défaitisme n’ont plus de place dans nos projets. Nous les menons avec l’humilité de ceux qui font tout simplement de leur mieux. Un jour à la fois, nous cultivons la sérénité en acceptant nos imperfections et en célébrant nos succès.