Vingt-six février

Je crois que si l’on regardait toujours les cieux, on finirait par avoir des ailes.
—Gustave Flaubert
   On raconte l’histoire d’un aigle qui, ayant été élevé dans une basse-cour, n’avait jamais appris à voler. Il picorait au sol avec les poules et il fallut qu’un jour un passant pris de compassion l’emmène au sommet d’une montagne pour qu’il s’élance vers le ciel. Erreur de perception. Fausse identité. A force de regarder nos pieds dans la boue ou dans la poussière, nous en arrivons à oublier le soleil.

   Lorsque nous avons abordé les premières étapes de notre programme, on nous a dit de nous libérer des croyances erronées du passé. Se découvrir tel que l’on est en laissant tomber les messages d’hier constitue l’essence de notre rétablissement. Seuls, nous ne pouvons effectuer le changement requis, tant notre illusion est complète. Le miroir de l’entraide nous révèle la fausseté profonde des idées que nous entretenons tant envers nous-mêmes que dans nos relations. “Regardez vers le haut” affirme la onzième Étape, et l’envie de voler qui nous avait maintes fois passé par la tête devient une possibilité concrète: nous avons des ailes.

Aujourd’hui, je prends le temps de regarder le ciel.

Résonance

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