Les deux pensées qui précèdent ont été écrites à quinze ans d’intervalle. Toutes deux associent la paix au silence. Par contre la première parle d’une paix où l’esprit est actif car il se souvient du bruit. Elle parle donc du soulagement qui accompagne la fin d’un bruit. En forme abrégée, elle dit: “Ouf!” La seconde pensée exclut même la mémoire du bruit.
Ces deux images illustrent assez bien la façon dont nous essayons de trouver la paix lorsque nous sommes hantés par des souvenirs particulièrement “bruyants”. Prenons comme exemple la famille d’origine. Quelle que soit la façon dont nous tentons de masquer le souvenir que nous en gardons, s’il est gravé dans notre mémoire affective sous forme d’émotions réprimées, nous devons nous contenter de la paix relative de celui qui se souvient du bruit. Nous recherchons donc la paix dans l’illusoire évasion physique ou psychique, dans la fuite. Une paix profonde et durable exige que nous éliminions le bruit à sa source en résolvant les émotions figées qui murmurent en nous. Cela ne signifie pas que nous devons oublier. Le souvenir des faits est différent du souvenir affectif qui, lui, est un mouvement intérieur réprimé. La méditation et la relaxation nous sont impossibles tant qu’un effort de répression des émotions, conscient ou non, est requis. Lorsque nous sommes à jour sur le plan des émotions, la méditation nous permet d’accéder à une paix, qui est le silence “sans” la mémoire du bruit.
Aujourd’hui, j’apaise le bruit intérieur.
Résonance
Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.