Notre rétablissement commence généralement par des larmes. Le changement qu’on nous promet semble se produire avec une lenteur intolérable. La prière favorite des impatients est, dit-on: “Mon Dieu, donnez-moi vite la patience!” Nous avons tendance à oublier que les habitudes acquises au fil des ans ne s’envolent pas comme par enchantement dès que nous en exprimons le désir. Elles disparaîtront si nous mettons au service de notre rétablissement toute la détermination et la patience grâce auxquelles nous avons survécu aux périodes les plus difficiles de notre passé.
L’entraide met deux suggestions précieuses à la disposition de ceux d’entre nous qui luttent contre l’impatience et le découragement. La première est de ramener notre horizon à celui de la journée ou même de la minute que nous vivons. L’énergie que nous dépensons à désirer ce que nous n’avons pas encore est beaucoup mieux investie à apprécier et à améliorer ce que nous avons déjà. La seconde suggestion est de pratiquer la compassion. Accueillir avec bienveillance ceux qui arrivent à leurs premières réunions est un geste de compassion qui nous offre, de plus, l’occasion de réaliser à quel point nous avons déjà changé.
Résonance
Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.