Nous confondons souvent « écouter » et « entendre le bruit de la voix des autres », nous contentant d’une perception plutôt superficielle de ce dont ils nous parlent. Nous attendons, à grand renfort de suppositions et de simplifications, le moment où nous pourrons reprendre le contrôle d’une conversation qui ressemble davantage à un monologue qu’à un véritable dialogue.
Certains groupes d’entraide se préoccupent de cette lacune dans notre capacité d’écoute en interdisant le « tennis verbal », c’est-à-dire tout échange, interruption ou commentaire qui se branche d’une façon quelconque sur les partages précédents. Outre le respect de l’opinion de chacun, cette règle est fondée sur le fait qu’étant enfant, notre opinion ne comptait généralement pas, nous n’avions pas voix au chapitre et ce que nous avions à dire faisait plus souvent l’objet de critique que d’acceptation. Nous n’avons donc appris ni à écouter, ni à nous exprimer librement. Heureux sommes-nous donc si l’on nous aide dans nos groupes à recouvrer une capacité d’écoute et de communication sans crainte d’être jugés.
Notre isolement prend fin le jour où nous commençons à écouter.
Aujourd’hui, j’écoute avant de parler.
Résonance
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