Nous nous livrons parfois à l’exercice fascinant de retracer notre généalogie. Notre mobile est souvent la recherche de nos racines et il est ironique que la forme la plus courante de représentation de notre lignée soit à l’image des ramures d’un arbre. Dans une culture patriarcale, les hommes sont souvent étonnés de réaliser qu’ils sont physiquement reliés à la terre par une structure exclusivement féminine. Leur cordon ombilical les a un jour reliés à leur mère, qui était reliée de la même façon à sa mère, et ainsi de suite jusqu’à la nuit des temps. Sujet de réflexion fertile pour tout homme qui aurait de la difficulté à reconnaître le féminin en lui, que de s’imaginer ainsi suspendu comme un fruit à l’extrémité d’un arbre mère. Bien des philosophies décrivent le placenta original comme étant la terre elle-même, matrice de notre existence, terre nourricière et mère nature. Notre sentiment d’appartenance à la terre est souvent menacé par une vie de “déracinés” et il est important que nous reprenions contact avec nos sources.
La célébration de notre lignée ancestrale et de nos anniversaires fait partie de nos rituels de ressourcement qui comprennent aussi des séjours à la montagne, à la mer ou à la campagne. Chaque fois que nous célébrons notre appartenance à la terre, nous retrouvons les racines de l’arbre dont, hommes, nous sommes les fruits et femmes, les branches, les bourgeons ou les fleurs. Nous nous efforçons de maintenir un mode de vie qui ne nous coupe plus jamais de nos racines. Nous les cultivons chaque jour avec simplicité et tendresse, sachant qu’elles sont l’émanation sublime du mystère de la vie et conscients que le sol où elles s’enfoncent est sacré.
Résonance
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