Avant d’apprendre à bien vivre, nous apprenons à survivre. Ce qui est vrai pour la survie physique l’est également pour la survie psychique. Malheureusement, bien longtemps après qu’on ait cessé d’avoir besoin d’eux, les mécanismes psychiques que nous avons développés pour survivre dans l’environnement particulier de notre enfance continuent à fonctionner et à affecter la qualité de notre vie. Nous avons intériorisé des formules sommaires comme “sois fort”, “sois parfait”, “dépêche-toi”, “fais plaisir aux autres”, “méfie-toi des émotions”, “ne fais confiance à personne”. Ces commandements continuent de nous contrôler en tant qu’adultes. En nous poussant à vouloir nous y conformer ou nous y opposer, ils nous privent du libre arbitre. Habitués au climat de crise, nous recherchons ou fabriquons nous-mêmes des circonstances de crise; accoutumés à l’abandon, nous nous entourons des gens les plus susceptibles de nous abandonner. Nous ne vivons pas, nous durons, convaincus que le bonheur est pour demain ou, si nous n’y croyons pas, nous nous consumons dans une intensité éphémère.
En adhérant à un programme de rétablissement, nous donnons priorité à la qualité sur la quantité. Le point commun de toutes les dépendances est un désir insatiable d’avoir “toujours plus”. Le point commun de toutes les sagesses est de connaître la sérénité en faisant partie de ce qui est à la fois constance et changement.
Résonance
Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.