Faire amende honorable est un geste éminemment thérapeutique qui marque la fin du règne de l’ego rigide dont notre rétablissement vise à nous libérer. L’amour-propre et l’orgueil sont des symptômes de résistance; l’humilité est, au contraire, un signe de liberté.
La neuvième Étape est une démarche dont nous sommes les libres auteurs et les bénéficiaires ultimes. Certains torts demandent restitution ou compensation, d’autres ne requièrent que des excuses. Nous devons être prêts à ce que ces excuses ne soient pas acceptées, car nous ne sommes pas responsables des décisions des autres et n’avons pas le droit d’exiger qu’ils soient disposés à recevoir ce que nous leur offrons. Notre démarche ne doit pas non plus se solder par un tort plus grand, pour qui que ce soit. Notre amour-propre froissé n’entre évidemment pas dans ces considérations. Sans priver les autres de la réaction émotive à laquelle ils ont droit, il est clair que nous devons honnêtement examiner la façon dont nous nous proposons de faire amende honorable et nous demander si, indépendamment de notre mobile, ce geste a le pouvoir de blesser quelqu’un, directement ou non. Si c’est le cas, une preuve supplémentaire de l’intégrité du pardon auquel nous a préparés la huitième Étape sera de substituer à l’amende honorable directe un geste ou un rituel symbolique qui marquera notre passage vers la liberté.
Résonance
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