Nous avons souvent appris très tôt à nous préparer au pire afin de n’être pas déçus et d’avoir l’illusion de contrôler. Si les choses tournaient au mieux, nous avions droit, par surcroît, à un répit ou à une bonne surprise. L’enfant que nous avons été devait peut-être se résigner à des promesses sans lendemain et, pour ne plus connaître les déceptions, avait appris à recourir au subterfuge du pessimisme. La pratique régulière du pessimisme conduit au cynisme, à l’amertume et au désespoir. Nous devons donc nous interroger sur le rôle que joue aujourd’hui le pessimisme avec lequel nous avons grandi et admettre que, lorsque nous nous entourons d’une atmosphère sinistre et défavorable à l’épanouissement, nous sommes nos propres rabat-joie et prophètes de malheur.
Sans tomber dans un optimisme béat, notre rétablissement nous amène à tirer le meilleur parti possible des circonstances auxquelles nous ne pouvons rien changer. Un remède puissant contre le pessimisme est de se laisser inspirer par les génies naturels de la spontanéité que sont les enfants. Un enfant ne décide pas, en se levant le matin, d’être de mauvaise humeur parce que la météo prévoit des nuages.
Résonance
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