Vingt-six juin

La main qui brandit le fouet au-dessus de nos têtes est bien souvent la nôtre.

Harvey Eagan

   Quelle sorte d’ami suis-je pour moi-même? Dans la réponse à cette question, plusieurs d’entre nous découvrent le principal obstacle à leur libération. Nous nous comportons bien souvent, en effet, de façon sévère ou abusive envers nous-mêmes, et n’oserions pas traiter de la sorte un ami qui nous rendrait visite ou un enfant dont nous aurions la garde. Ai-je pris les heures de sommeil dont j’avais besoin pour refaire mes forces? Quelles sont mes habitudes alimentaires, les heures et la qualité de mes repas? Quelles lectures, quels spectacles, quelles stimulations sensorielles font partie de mon menu quotidien? Quelle est mon hygiène corporelle? Mes habitudes vestimentaires et mes fréquentations témoignent-elles d’une juste estime de moi-même?

   La façon dont nous nous traitons dans nos moments de solitude est un baromètre fidèle de l’estime que nous avons de nous-mêmes et c’est en changeant nos mauvaises habitudes dans ce domaine que nous progressons dans notre rétablissement. Le miroir est le témoin ultime qu’il importe de consulter, celui dont nous devons avoir l’approbation lorsque nous regardons s’y refléter notre image. Nous devrions y voir le visage d’un ami qui nous veut du bien.

Aujourd’hui, je m’accorde le traitement qui revient à un ami véritable.

Résonance

Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.

Afin de préserver un espace de partage simple et respectueux, la longueur des messages est limitée à 1500 caractères, espaces comprises. Les liens URL n’y sont pas permis. Merci de rester dans l’esprit de la pensée du jour.
0 / 1500 caractères (espaces comprises)
Scroll to Top