Nous connaissons les effets de la consommation compulsive de substances nocives comme l’alcool et les drogues, ou ceux des troubles de l’alimentation comme l’anorexie ou la boulimie. Par contre, on parle moins souvent du pica qui est un goût morbide pour des substances non comestibles. Le mot « pica » vient du mot latin qui désigne la pie, oiseau réputé pour sa voracité. Le pica comprend, par exemple, la consommation de quantités importantes d’argile, de cubes de glace, d’amidon, de fibres textiles ou de papier. On parle simplement de mauvaise habitude ou d’idiosyncrasie lorsque le comportement semble inoffensif alors que, dans d’autres cas, il s’agit de pratiques nuisibles à la santé. Certains d’entre nous, lorsqu’ils sont inquiets, rongent leurs ongles, d’autres leurs crayons. Le dénominateur commun de toutes les compulsions est de remplir un rôle de pacificateur et de régulateur afin d’éviter ce que nous percevons comme un danger. Il suffit de penser aux victimes d’un incendie qui périssent en se jetant par les fenêtres pour comprendre comment un réflexe de défense peut devenir un geste autodestructeur. Ce geste, dans des conditions habituelles, leur paraîtrait démentiel.
Pour nous défaire de nos compulsions, nous devons désamorcer le champ de mines de nos émotions enfouies. Avec le support de l’entraide et, si nécessaire, les services d’un thérapeute professionnel, nous laissons remonter à la surface les souvenirs des expériences douloureuses de notre passé. En faisant l’expérience des émotions qui y sont rattachées, nous subissons une transformation profonde que beaucoup ont comparée à une « re-naissance » et une émergence de liberté.
Résonance
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