La septième Tradition précise la notion d’autonomie déjà abordée à la sixième. Tout comme ils doivent se garder de soutenir des causes extérieures, les groupes d’entraide ne peuvent recevoir d’aide financière venant de l’extérieur. Le risque est évidemment qu’un lien entre le donneur et le groupe bénéficiaire pourrait conduire à une déviation du but unique de l’entraide. Plus encore, nous savons par expérience que la dépendance conduit à l’apathie et inhibe la croissance. Le poète Félix Leclerc le disait fort bien dans sa chanson: “La meilleure façon de tuer un homme… c’est de le payer à ne rien faire.”
Chaque groupe devrait avoir une politique précise concernant les dons et offres de services gratuits, l’utilisation de locaux et d’équipement, etc. La dilution de l’esprit des Étapes et des Traditions est un prix qu’aucun groupe ne peut se permettre de payer en échange d’un simple bénéfice financier. Les Traditions sollicitent sans cesse la sagesse des groupes qui, en vertu de la quatrième Tradition, sont autonomes. Elles ne fournissent pas une réponse magique à toutes les questions particulières auxquelles nous sommes confrontés. La conscience de groupe résout les problèmes qui se présentent dans le domaine financier en s’appuyant sur la sagesse collective et sur celle qui est consignée dans les nombreux livres qui commentent les Douze Étapes et les Douze Traditions. Cette sagesse est au service de l’unité et de la primauté de l’objectif d’entraide. Dans le doute, sachons consulter et écouter.
Résonance
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