Si l’énergie que nous dépensons à être prêts “au cas où” était dépensée à des fins constructives, le monde serait sans aucun doute un endroit fort différent. La sécurité que nous nous ménageons est souvent plus inconfortable que le malheur que nous appréhendons. Sans aucun doute, certaines mesures de prévention améliorent notre qualité de vie. La prévention des maladies, la ceinture de sécurité, l’extincteur, le détecteur de fumée et mille autres aspects de notre vie quotidienne impliquent la prévention de dangers réels et la part de liberté que nous leur concédons est assez modeste par rapport aux bénéfices que nous en retirons. Il est par contre des domaines où nous sommes consumés par la peur de dangers imaginaires, au point où leur prévention devient un mode de vie autodestructeur. C’est le cas, par exemple, chaque fois que nous attachons plus d’importance à l’impression que les autres ont de nous qu’au confort d’être nous-mêmes. Le prix à payer, dans un tel cas, est toujours trop élevé car, même si nous faisons bonne impression, nous savons que cela a été obtenu de façon frauduleuse et que ce n’est pas nous qu’ils ont appréciés.
Nous connaissons l’exemple tragique de malades chroniques dont l’existence est devenue tellement asservie aux systèmes auxquels ils sont branchés, qu’ils demandent à en être libérés et à mourir en paix. Sur le plan psychique, nous nous encombrons souvent de systèmes de survie si contraignants que nous sentons monter en nous une envie de mourir. La sagesse des Étapes et des Traditions nous propose l’exemple de ceux qui y ont trouvé une façon de s’affranchir de la peur. La respiration qui s’y pratique s’alimente aux sources même de l’Esprit, du Souffle.
Résonance
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