La huitième Étape est un autre inventaire et requiert donc les mêmes outils que la quatrième: papier, crayon, minutie, courage et honnêteté. Cette fois, nous sommes à la recherche de souvenirs bien précis, nous voulons en effet la liste de toutes les personnes que nous avons lésées. Il se peut que l’inventaire effectué à la quatrième Étape nous ait déjà révélé certains cas flagrants de préjudice causé aux autres et facilite l’établissement d’une telle liste. Lorsque nous passons en revue les personnes qui ont fait partie de notre passé, tout soupçon de culpabilité est un indice. Nous devons cependant bien nous garder de confondre culpabilité et “honte toxique”. Plusieurs d’entre nous, en effet, souffrent de culpabilité injustifiée, au point de s’excuser d’être nés si on leur en donne l’occasion. La question à se poser à la huitième Étape est la suivante: “Ai-je quelque raison de penser qu’un acte, dont je suis totalement ou partiellement responsable, ait pu directement ou indirectement léser cette personne?”
Lorsque nous pensons avoir terminé cette liste, il est utile de la mettre de côté et de la réexaminer périodiquement pour en vérifier la validité en s’interrogeant sur l’honnêteté des mobiles qui nous l’ont inspirée et en la complétant. Inscrire un nom sur notre liste pour rechercher, par des amendes honorables, à regagner le contrôle ou les faveurs que nous aurions perdues, ne correspond pas à l’esprit d’honnêteté de la huitième Étape. Oublier notre propre nom serait aussi nier les actes autodestructeurs que nous avons posés et aborder la huitième Étape avant d’avoir vraiment accepté la première. Aucun autre geste n’est requis avant la neuvième Étape.
Résonance
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