Notre vie intérieure ressemble à bien des égards à une forêt. Il existe en nous une part de jungle mystérieuse et inviolée, notre forêt pluviale. Sa disparition serait une perte irréparable à l’écologie de l’esprit. Notre conscient ressemble quant à lui à la forêt exploitée de nos parcs naturels avec ses rythmes, ses saisons, ses zones d’ombre, ses clairières, sa faune, sa flore. Des arbres en sont prélevés, c’est notre contribution à la société. Des sentiers y sont ouverts, des activités de loisir s’y pratiquent. La bûche qui nous chauffera ou qui égaiera nos célébrations, au coeur de l’hiver, est à elle seule le résultat de dizaines d’années de végétation. La foudre tombe parfois dans notre forêt. La coupe à blanc y est aussi pratiquée. Il nous appartient de replanter ou de laisser repousser les régions sinistrées. La variété des essences donne à la forêt son caractère changeant. Il n’y a pas deux forêts ni même deux arbres identiques.
Notre programme spirituel sert à la gestion de notre forêt intérieure. Il requiert un effort soutenu et patient. Nos émotions et nos pensées fluctuent au fil des saisons. Nous traversons des hivers où tout semble mort. C’est dans ces moments-là qu’il nous faut le courage de croire au printemps. Les chênes centenaires eux aussi grandissent une feuille à la fois.
Résonance
Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.