Lorsque nous imaginons une pierre tombale ou une urne où sont gravés notre nom et deux dates, nous prenons davantage conscience du caractère limité et précieux du temps qu’il nous reste à vivre. Que voudrions-nous avoir accompli entre ces deux dates ? Comment voudrions-nous qu’on se souvienne de nous ? Que faisons-nous pour qu’il en soit ainsi ? Quelle épitaphe décrirait le mieux notre vie ? “Il attendait le bonheur.” “Il avait horreur de son travail, mais il comptait sur la retraite.” “Il souffrait seul en silence.” “Il était courageux, simple et aimé de tous.” “Il aimait la vie.” “Son esprit survit dans ce qu’il a aimé.” Nous pourrions ainsi édifier un catalogue d’épitaphes et en choisir deux, celle que nous aimerions avoir et celle qui serait vraie si nous l’écrivions aujourd’hui. Sont-elles différentes ?
Une étape importante de l’épanouissement spirituel consiste à réconcilier ce qui est séparé. Le dédoublement de notre épitaphe symbolise le fossé qu’il nous faut combler entre nos désirs et la réalité. Notre vie quotidienne est le burin avec lequel nous gravons le récit détaillé de notre destinée. Nos moindres gestes le martèlent à la cadence du tic-tac de l’horloge. Quel en sera le meilleur résumé ?
Aujourd’hui, je suis à jour.
Résonance
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