Treize novembre

Il serait à souhaiter que chacun fît son épitaphe de bonne heure, qu’il la fît la plus flatteuse qu’il est possible, et qu’il employât toute sa vie à la mériter.

— Jean-François Marmontel

   Lorsque nous imaginons une pierre tombale ou une urne où sont gravés notre nom et deux dates, nous prenons davantage conscience du caractère limité et précieux du temps qu’il nous reste à vivre. Que voudrions-nous avoir accompli entre ces deux dates ? Comment voudrions-nous qu’on se souvienne de nous ? Que faisons-nous pour qu’il en soit ainsi ? Quelle épitaphe décrirait le mieux notre vie ? “Il attendait le bonheur.” “Il avait horreur de son travail, mais il comptait sur la retraite.” “Il souffrait seul en silence.” “Il était courageux, simple et aimé de tous.” “Il aimait la vie.” “Son esprit survit dans ce qu’il a aimé.” Nous pourrions ainsi édifier un catalogue d’épitaphes et en choisir deux, celle que nous aimerions avoir et celle qui serait vraie si nous l’écrivions aujourd’hui. Sont-elles différentes ?

   Une étape importante de l’épanouissement spirituel consiste à réconcilier ce qui est séparé. Le dédoublement de notre épitaphe symbolise le fossé qu’il nous faut combler entre nos désirs et la réalité. Notre vie quotidienne est le burin avec lequel nous gravons le récit détaillé de notre destinée. Nos moindres gestes le martèlent à la cadence du tic-tac de l’horloge. Quel en sera le meilleur résumé ?

Aujourd’hui, je suis à jour.

Résonance

Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.

Afin de préserver un espace de partage simple et respectueux, la longueur des messages est limitée à 1500 caractères, espaces comprises. Les liens URL n’y sont pas permis. Merci de rester dans l’esprit de la pensée du jour.
0 / 1500 caractères (espaces comprises)
Scroll to Top