La façon dont nous percevons Noël peut aller de l’enthousiasme à l’hostilité la plus manifeste, en passant par une indifférence parfois plus feinte que sincère. Les uns y voient l’occasion de réjouissances familiales, d’autres une célébration religieuse traditionnelle, d’autres encore l’occasion d’agapes excessives et de prodigalité. Sans ces jours désignés officiellement comme le temps des fêtes, on peut se demander si certains prendraient effectivement jamais le temps de célébrer. Le souvenir des Noëls de notre enfance colore bien sûr la façon dont nous traversons cette période de l’année et c’est généralement l’époque où les réunions d’entraide connaissent un regain d’affluence. On s’y rend surtout parce que les émotions que suscite la fête de Noël sont difficiles à endiguer. La famille, la religion et l’excès sont les sujets de prédilection des émotions réprimées.
La joie fait partie d’une existence équilibrée. Il n’est pas dit qu’elle doive se manifester le jour de Noël, mais il n’est pas dit non plus qu’elle doive en être exclue à dessein. Elle a parfois besoin que nous lui fournissions un décor pour se manifester. Le lui fournir avec créativité est une preuve que la rigidité d’hier ne nous étouffe plus. Le jeu est la façon dont l’enfant en nous manifeste sa vitalité. Reconnaissant pour l’ingéniosité de sa survie, l’adulte que nous sommes devenus a la responsabilité de lui demander comment il veut passer Noël.
Aujourd’hui, l’enfant en moi célèbre Noël.
Résonance
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