Certains n’ont jamais entendu parler de religion ou de spiritualité. Pour d’autres, religion et spiritualité sont deux mots synonymes qui évoquent des sermons menaçants dont ils se passent volontiers maintenant qu’ils ont le choix. Cette confusion est un obstacle fréquent à l’éveil spirituel.
Le mot “religion” vient d’un mot latin qui signifie “rassembler” et peut être interprété de deux façons. L’une est d’y voir le “rassemblement” des individus sous la bannière d’une religion traditionnelle dont ils acceptent les rites et les croyances. L’autre est une forme intime de religion en chacun de nous, celle qui unit les composantes parfois disparates de l’être en un tout indivisible et inséparable de l’univers cosmique. Une telle religion n’est pas nécessairement affiliée aux confessions religieuses traditionnelles au niveau de la pratique et des dogmes. La religion, c’est-à-dire le rassemblement, est un moyen; la spiritualité est un état, une destination. La possession d’un billet en bonne et due forme, signé par les autorités portuaires, et la lecture assidue d’un guide de voyage ne garantissent pas que l’on arrivera à destination. La spiritualité n’est pas l’apanage des grandes traditions religieuses, même si leurs textes sacrés constituent des trésors spirituels pour l’humanité. Chacun d’entre nous est un voyageur libre d’adopter son propre itinéraire, de choisir son style, son rythme et ses compagnons de voyage spirituel. Les Douze Étapes soulignent une liberté pourtant évidente, mais que nous ne remarquons souvent qu’après nous être offusqués de leur terminologie religieuse: elles nous donnent toute latitude pour définir la Puissance Supérieure de notre choix. Tant que nous n’acceptons pas nos limites, nous refusons ce choix.
Aujourd’hui, je suis un être spirituel.
Résonance
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