Dix-sept janvier

La forme la plus déplaisante de la peur se traduit par l’agressivité.
— Ferdinand Bac

   La peur se manifeste souvent par une perte partielle ou totale de la capacité de choisir; on dit qu’elle nous paralyse, nous fige ou nous transit. Pour beaucoup, la peur se manifeste par des sueurs froides, une crispation ou une fuite incontrôlable, des larmes ou des tremblements. Il est toutefois une autre catégorie de comportements attribuables à la peur et qui se présente comme l’antipode de la peur : c’est l’agressivité sous toutes ses formes. Nous savons bien que la meilleure défense est l’attaque. Faire peur plutôt qu’admettre qu’on a peur constitue une protection efficace pour quiconque sait être agressif. Un regard glacé, une attitude méprisante, un ton de défi, un air assuré, détaché ou arrogant, un tempérament soupe au lait, sont autant de camouflages de la peur que nous avons des autres et de celle, encore plus profonde, que nous avons d’être abandonnés.

   On apprend davantage à nier sa peur qu’à l’éliminer en se faisant cascadeur ou en se baignant dans une mer infestée de requins. Chacun d’entre nous a la responsabilité de se doter de certains paysages humains qui, grâce à la sécurité qu’ils offrent, permettent de sortir du cycle infernal de la peur et de l’agressivité. En examinant nos peurs sans leur voile d’agressivité, nous pouvons remonter à leur source et les désamorcer.

Aujourd’hui, je fais face à la peur qui est à la source de mon agressivité.

Résonance

Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.

Afin de préserver un espace de partage simple et respectueux, la longueur des messages est limitée à 1500 caractères, espaces comprises. Les liens URL n’y sont pas permis. Merci de rester dans l’esprit de la pensée du jour.
0 / 1500 caractères (espaces comprises)
Scroll to Top