Onze mars

Celui qui écoute les médisances est encore plus coupable que celui qui les rapporte.
—Al-Fadl Ibn Sahl

   Quel que soit l’état de confusion dans lequel nous avons atteint les portes de l’entraide, nous y avons été acceptés sans jugement. Aujourd’hui, sachons accepter les autres avec la même tolérance en nous gardant de les critiquer. Sachons aussi ne pas prêter une oreille complice à la médisance dont nous pourrions être témoins. À ceux qui pourraient se laisser aller à des critiques stériles, nous pouvons simplement rappeler avec cordialité que la médisance est un obstacle à notre propre rétablissement.

   Chaque instant consacré à pointer les défauts des autres serait mieux employé à corriger les nôtres. Plutôt que de critiquer, nous pouvons faire preuve de gratitude envers ceux dont le comportement nous rappelle nos propres limites ou le progrès accompli dans notre rétablissement. Ils nous donnent aussi l’occasion de pratiquer le respect mutuel, la tolérance et le détachement, attitudes que nous savons exiger et apprécier lorsqu’elles nous viennent des autres.

Aujourd’hui, je ne suis ni auteur ni complice de la médisance.

Résonance

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