Vingt et un novembre

De même que la jante est assujettie aux rais du char, les rais assujettis au moyeu, de même ces parcelles d’être sont assujetties aux parcelles de conscience, les parcelles de conscience assujetties au Souffle.

— Upanishads

   Le mot spirituel est associé par sa racine au souffle et à la respiration. Par la respiration et l’alimentation, notre corps emprunte à l’univers les milliards de molécules d’oxygène, de carbone et de minéraux servant à ses besoins énergétiques et à sa croissance. L’empoisonnement alimentaire s’accompagne de fièvre et d’évanouissements. La lecture, le cinéma, la conversation et la stimulation sensorielle nourrissent notre esprit. Certains aliments de l’esprit sont également toxiques et produisent une torpeur ou un coma spirituel.

   Notre rétablissement requiert la désintoxication du corps et de l’esprit ainsi que l’absorption d’une nourriture saine sur tous les plans. Toutefois, la diète la plus équilibrée serait sans effet pour qui ne respire pas. Le mot inspirer signifie “faire entrer le souffle” et s’applique à la fois à l’inhalation physique et à l’entrée du souffle créateur. Il ne faut donc pas se surprendre du rôle important que joue la respiration dans les grandes traditions spirituelles. L’air spirituel est largement disponible, particulièrement dans le contact avec la nature et dans la méditation. Les forces de la créativité s’éveillent en nous dans la mesure où s’améliore la qualité de notre inspiration.

Aujourd’hui, je respire.

Résonance

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