Vingt-six avril

Des caresses de leurs mains, ils abattent les murailles de roc séparant leurs yeux.

— Dané Zaytz

   En proie à un sentiment intense d’isolement, nous tentons parfois de compenser les difficultés que nous avons à vivre en harmonie avec notre entourage par la culture de relations exclusives et passionnées. Nous ressemblons en cela à un chef d’orchestre maladroit qui, insatisfait d’une performance de la Neuvième Symphonie de Beethoven, déciderait de ne plus la jouer qu’avec un seul instrument.

   La résolution de nos difficultés s’amorce le jour où nous commençons à nous interroger sur la part de responsabilité qui nous revient dans nos conflits avec les autres. Ces conflits sont, en effet, très directement reliés à
nos choix, et il est illusoire d’essayer d’en faire porter toute la responsabilité sur les autres. La moindre faille dans la muraille du déni dont nous nous protégeons amorce l’ouverture qui nous conduira à la Source qui jaillit au centre de notre être. C’est là que se cache l’enfant intérieur sans lequel nos relations avec les autres restent superficielles.
L’enfant en nous ne se libère pas à la dynamite. Des caresses de nos mains, nous abattons les murailles qui nous séparent de lui en faisant s’écrouler, par l’entraide, celles qui nous séparent des autres.   

Aujourd’hui, je recherche avec douceur l’enfant en moi.

Résonance

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